VISITE À LA CATHÉDRALE ST-MICHEL : PORTE DE LA MISÉRICORDE, suite

C’est alors qu’un diagnostic a été posé : début de démence (maladie d’Alzheimer). Ensuite, mon père a eu quelques problèmes de santé qui ont nécessité deux hospitalisations.

Nous sommes sept enfants dans la famille, dont je suis l’aînée. La nouvelle a secoué tous les membres de la famille. Certains ont réagi en cherchant à tirer avantage des moments de confusion et d’égarement de mon père. L’aîné de mes frères, qui est très pessimiste, avait tendance à semer le doute et la crainte dans l’esprit de notre père. Pour ma part, je tentais tant bien que mal, de le rassurer et de le mettre en confiance avec les intervenants de la santé. À travers divers épisodes, je vivais beaucoup de frustration et de colère.

Après avoir assisté à une messe commémorative pour les défunts, dont le frère de mon père, j’ai ressenti le besoin de me rendre à la cathédrale pour y vivre la démarche pénitentielle. J’espérais y trouver du réconfort. J’ai alors proposé à mon frère le plus vieux de nous y accompagner, mon père et moi, sans trop savoir s’il accepterait l’invitation. Nos relations étaient plutôt tendues. Dès notre arrivée à la cathédrale, nous avons reçu un accueil des plus chaleureux. Nous avons pris le temps d’écouter la petite vidéo explicitant les étapes de la démarche. Je fus la dernière à m’engager dans le parcours évangélique, en franchissant la Porte de la Miséricorde. Je portais en moi une grande espérance…

En empruntant le passage, j’ai alors ressenti le vent de la colère que je portais en mon cœur s’apaiser. Pourtant, la tempête d’émotions que nous traversions secouait de toute part la barque familiale. Sans trop chercher à comprendre, nous étions tous les trois, portés par un courant d’amour. À chacune des étapes, les nœuds de nos discordes se dénouaient un à un. Le brouillard qui nous aveuglait se dissipait peu à peu. Chacun à notre rythme, nous nous sommes abandonnés avec confiance à la Miséricorde de Dieu. C’est dans les pleurs que j’ai confié mon fardeau au Seigneur lors de ma confession. J’avais grandement besoin de m’abreuver à la Source et de me laisser purifier par la grâce de son Pardon. J’ai alors ressenti une grande paix et beaucoup d’amour envahir tout mon être. J’ai ainsi eu le bonheur d’être touchée par la grâce du Père Miséricordieux qui m’a repêchée du gouffre profond du désespoir.

Cette démarche a rallumé, en moi, le phare de la foi et de l’espérance. Le SEIGNEUR m’a redonnée FORCE et COURAGE et J’EN RENDS GRÂCE À DIEU, le Père de toute miséricorde. ALLÉLUIA!

Thérèse Larochelle, associée

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