Nos Origines

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LA CRÈCHE de Magog (1907)

Le bon curé de la paroisse Saint-Patrice, Charles-Édouard Millette, cherchait un lieu où les mères de familles pauvres pourraient déposer leurs petits enfants en se rendant à leur travail à l'usine de la Dominion Textile. Il demanda aux sœurs françaises, établies à Newport, de prendre en main la Crèche de Magog. Le 1er octobre 1907, Soeur Saint-Didier avec quatre compagnes, les sœurs Marie-Clémence, Appoline, Françoise des Cinq-Plaies et Anne vinrent prendre la direction de la Crèche qui, il faut le dire, ne fut jamais un refuge pour bébés, mais plutôt un asile et un orphelinat. Étant donné l'exiguïté des lieux, une maison voisine, dite maison Gaudreau (que les sœurs nommeront Maison Saint-Joseph), servit d'annexe à la Crèche.

L'oeuvre de la Crèche connut une expansion considérable. Après le bon curé Millette, le chanoine François-Xavier Brassard s'en fit le pourvoyeur et le gardien. À partir de 1933, c'est le curé Léon Bouhier qui, à l'exemple de ses prédécesseurs, se fit l'ange gardien visible de la Crèche. En 1939, c'est lui qui aida la Congrégation lors de la construction d'une annexe. La Crèche devint La Providence, hôpital où l'on vit se déployer le zèle et la compétence de nombreuses Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus.

LE COUVENT de Magog (1909)

L'évêque de Sherbrooke, Mgr Paul Larocque, en acceptant les Filles de la Charité du Sacré-Coeur de Jésus dans son diocèse, avait laissé entendre à Soeur Marie-Alexandrine que la Crèche de Magog ne serait pas la seule maison des Filles de la Charité du Sacré-Coeur de Jésus dans son diocèse. Aussi, leur offre-t-il, en 1909, de prendre la direction du couvent de Magog. Ce couvent, situé dans la paroisse Saint-Patrice, était dirigé depuis vingt-cinq ans par des Soeurs de Sainte-Croix, des religieuses dont l'oeuvre unique était l'enseignement. Pour divers motifs, l'évêque voulait confier le couvent et la Crèche à une même congrégation.

L'offre était belle, mais la tâche délicate. Comment remplacer des religieuses qui étaient aimées des enfants et des parents? Courageusement, neuf Filles de la Charité (les soeurs Léonie, supérieure, Marie-Clémence, Clément-Marie, Madeleine de Pazzi, Marie-Angèle, Saint-Hilarion, René de Saint-Maurille, Pierre-Fourrier et Marie de Bétharram) relevèrent, non sans souffrance, cet immense défi. Puis dès 1912, on entreprit des travaux d'agrandissement de l'école; on adossa le nouvel édifice à l'ancien, après avoir reculé celui-ci de cinquante pieds.

LE COUVENT de Valcourt (1909)

En 1909, une autre école, à Valcourt, petit village agricole situé à environ 40 km au nord-est de Magog, est offerte aux Filles de la Charité du Sacré-Coeur de Jésus.

Les débuts y furent modestes et difficiles, mais les soeurs (Marie-Saint-Grégoire, Séraphine, Marie-Amélie et Louis-Saint-Basile) n'étaient pas exigeantes; elles se montrèrent heureuses et reconnaissantes de tout ce que faisaient pour elles les paroissiens et leur bon curé Olivier Bernier.

Aussi, à Valcourt, comme à Magog, leur présence agira comme le grain jeté en terre: l'école deviendra florissante et les vocations se multiplieront.

 

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