Parmi les humains

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duction
Projet
Laurier
Une fière moitié de l'humanité La traite
des
personnes
Monchénou Commu-
nauté de
Ibicuitinga
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De
nouveaux venus
Ni 10, ni même 100...
Barraute en Abitibi
Pour que l'Évangile se propage Vive la fraternité Présente en Uruguay Quand la liberté est en jeu Un pilier de la revue "L'autre parole"

Quand la liberté est en jeu


Sœur Lucille est une aiguiseuse de conscience sociale. Elle saisit l’urgence d’agir pour la nature, comme pour les moins favorisés de la vie, comme pour les victimes d’injustice ou d’exploitation. Plutôt que de nous décrire son action et ses engagements, elle nous partage son souci d’aujourd’hui.

Nous sommes toujours attentives à ce que vivent les enfants et prêtes à nous engager lorsqu’un danger les menace.

Aujourd’hui, c’est l’hypersexualisation des jeunes qui nous interpelle. Voilà pourquoi, au nom de toutes, je me suis engagée dans un comité du Centre des Femmes Memphrémagog qui étudie ce phénomène.

Dans ce comité, nous avons pris conscience que les modèles proposés aux enfants présentent le corps comme un objet. Cette façon de faire reflète le comportement de notre société où la mode hypersexée s’impose, où la publicité promeut une liberté sexuelle sans limite et, surtout, où l’argent est le dieu auquel on sacrifie l’enfance sans oser remettre en question qui ou quoi que ce soit.

De plus, en écoutant Mme Marie-Marthe Julien, spécialiste de la mode, lors d’un panel de l’UQUAM (canal Savoir), j’ai appris que le point de départ de la mode actuelle venait de la révolution amenée par les Punks qui ont eu sur notre société un impact encore plus marqué que les Girls Flowers. Ainsi, on est passé des Peace and Love au mode agressif du piercing, du tatouage, du dévoilement du corps tout en cherchant à montrer une virginité par l’épilation du pubis, symbole de l’enfance. On infantilise le corps des filles qui donnent à voir leur ventre en suggérant un sexe glabre. Que révèle cette nudité physique sinon la nudité psychique? La porno, partout acceptée, le comportement sexy, le langage sexé, qui montrent une femme et un homme libérés de toutes limites sexuelles, déstabilisent l’enfant.

Dans notre comité, nous voulons mettre en lumière auprès des jeunes parents cette pression sociale qui ne facilite pas chez leurs jeunes l’apprentissage de la liberté. Il n’y a pas de liberté sans que soit développée la capacité de choisir. Or, sur le plan de l’habillement et du comportement à caractère sexuel, il est clair que l’enfant a à faire des choix dans le monde hypersexualisé qui l’entoure. Nous voulons dire aux parents combien leur rôle d’éducateur, de protecteur, de modèle est important dans la quête de sens que vit leur enfant. L’émotion, la tendresse, l’amour sont là en puissance et demandent à s’épanouir mais le milieu social n’est pas aidant et il importe qu’ils agissent comme guides pour développer l’esprit critique chez leurs enfants face à ce que la publicité, la télévision, le milieu social leur propose comme chemin de vie en les invitant à faire des choix pour un bonheur qui dure.

Lucille Lepitre, fcscj

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