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Parmi les humains

Introduction

En 1823, lors de la fondation de notre famille religieuse, il n’était pas souvent question d’action sociale. L’option générale était l’attention aux démunis, aux enfants, aux malades et aux vieillards isolés. Bien avant de devenir religieuse, Rose Giet s’occupait régulièrement, dans sa paroisse natale, de personnes plus pauvres qu’elle, sans éducation et en manque de soins infirmiers. Elle avait déjà des activités bénévoles et des gestes d’entraide et « sa maison de famille était connue et désignée dans le pays comme la maison du bon Dieu et des pauvres ». (Mémoires, p. 7)

C’est dans cet esprit d’ouverture à toute détresse que les FCSCJ continuent cette action bienfaisante. Le chapitre provincial de 2001 énonçait cette vision commune en termes plus nouveaux :

Ensemble FCSCJ, membres associés,
solidaires de nos contemporains,
animés d'un amour de compassion,
travaillons à l'humanisation du monde.


Ce « coup de cœur » si large se concrétise par la participation à divers organismes ou par des gestes ponctuels en collaboration avec des mouvements, des activités pratiques de bénévolat, de réseau d’amis, de réserve alimentaire pour groupes moins favorisés, de cours de couture : tout en vue du bien commun dans les lieux où nous vivons. La promotion de la justice pour les démunis, l’engagement pour la défense de la personne et de ses droits fondamentaux dans un esprit d’amour du prochain sont les buts les plus connus du dévouement des religieuses de notre Congrégation.

Le fondateur appelait tous ces genres de réalisations concrètes « servir Jésus-Christ dans la personne des pauvres et du prochain en général, pour la Gloire de Dieu ». (Const. VI, p. 24) Aujourd’hui, il dirait peut-être : « Donner de l’espérance à tous nos contemporains » ou « humaniser notre quotidien dans un amour universel et fraternel »…

Quelques sœurs parlent ici de leur champ propre d’activité où elles se développent elles-mêmes en mettant le meilleur de leur être au service des autres.

Un dense parcours: S. Carmen Jetté

Un dense parcours: S. Carmen Jetté

18 décembre 2016

 

En même temps que l’anniversaire de la fondation de la congrégation, nous avons célébré cette année (2016) un centième anniversaire de naissance, celui de S. Carmen Jetté. Plusieurs personnes ont défilé au cours de la journée pour souligner des aspects de la longue vie de cette sœur au parcours remarquable. On se plaira à en relire ici des extraits et à remercier Dieu qui lui conserve ses santés pour la plus grande joie de toutes.

 

 

 


S. Carmen Jetté, 1916-2016
(S. Marie-Ernestine)

 

UN DENSE PARCOURS  
S. Colette Lussier, fcscj

 

Parce qu’elle s’est montrée très tôt désireuse de servir,   l’enseignement s’est avéré une voie toute désignée pour elle. Le  Seigneur l’ayant dotée d’une intelligence remarquable, les  Supérieures ont veillé à ce qu’elle puisse acquérir toutes les   compétences nécessaires à l’accomplissement de sa mission.

Trois œuvres littéraires dont deux de plus de 300 pages témoignent  de la   fécondité intellectuelle de cette doctorante canadienne battant  les pavés de Paris. Mais après 37 ans d’un labeur aimant au profit de    la jeunesse québécoise, le Seigneur se manifeste à nouveau pour  lui  confier une autre mission, cette fois-ci au service de toute la  Congrégation. En 1971, elle devient membre du Conseil général.  Travail de gestion et d’animation de grande ampleur qui lui donnera  aussi la chance de satisfaire son goût pour la découverte d’horizons   nouveaux.

Après six ans, on lui demande de continuer autrement sa présence en  France, cette fois dans une mission de recherche en histoire et spiritualité de la Congrégation. Ces travaux de fouilles laborieuses aboutissent à la parution de douze fascicules, totalisant plus de 500 pages. J’ai aussi une bonne idée de la somme des documents produits pour la tenue des Chapitres généraux. Le Seigneur lui a donné en cela des occasions privilégiées de peaufiner son humilité, car présenter des textes qui vont plaire parfaitement à 30 personnes, cela n’était pas évident, même si ça n’avait rien de comparable avec un parlement de Québec ou d’Ottawa…

Si j’ai pu retracer une production écrite de plus de 2500 pages, je  vous  laisse calculer le nombre d’heures consacrées à leur  préparation et au partage de leur contenu auprès de toutes les  catégories de personnes qui ont bénéficié de la compétence de S.  Carmen. C’est sûr que la bonté du Seigneur était en service dans son  bureau où trônait notre devise : Tout pour la Gloire de Dieu.

Après 15 ans de labeur en France, S. Carmen, fille d’Ernest et  d’Herminie, peut rentrer se reposer plus près des siens. Se reposer?  J’ai dit : Se reposer? Comme toujours son désir d’aider l’autre à  devenir meilleur la fait travailler encore et encore, tant au profit des  communautés qu’à celui des membres associés : exposés- sessions-  réunions, mettez-en! C’est seulement en décembre 2005  qu’elle va se considérer comme une vraie retraitée, en repos bien  mérité.

          .......    

   
 S. Colette Lussier livre l'homélie contenant le texte ci-joint.


Les offrandes à la messe, incluant les publications de S. Carmen Jetté

 Micheline Fortin, organiste et     Jean-Denis Dubuc,   saxophoniste

  
 Le choeur de chant et sa   directrice, S. Hélène Pinard


L'aumônier, l'abbé Douglas Daniel félicite la jubilaire.

LE SENS DE L’APPARTENANCE
S. Françoise Drouin

Soyez félicitée et chaleureusement remerciée, S. Carmen, pour  l’actualisation de votre foi qui a su éclairer la nôtre, pour vos talents et  votre sens de l’appartenance, qui transparaissent dans chacune de  vos œuvres, dont l’ensemble constitue un patrimoine précieux pour  toute la Congrégation. Vos nombreux écrits et exposés clairs et  méthodiques, continuent de nous guider au cœur de notre spiritualité  de FCSCJ.

   
S. Carmen apporte à l'autel ses écrits comme offrande.

L’INTÉRÊT POUR LES NOUVELLES INTERNATIONALES
S. Yolande Allard

Nos prières accompagnent nos vœux fraternels pour des quotidiens  porteurs de la joie du don, de paix intérieure sereine et de forces  physiques. Sœur Carmen, que la vie vous soit douce et heureuse,  porteuse de notre tendre affection et de notre admiration pour l’intérêt  que vous portez toujours aux nouvelles internationales et à la vie de  toute la congrégation.

 
La joyeuse assistance 


Le personnel de service

UNE FEMME DE TÊTE
Élise Jetté

Nous célébrons aujourd’hui une femme d’exception: Par son intérêt   pour les lettres, la littérature, elle a su ouvrir des horizons nouveaux,   franchir des portes qui semblaient pourtant verrouillées. Quand on   sait  manier la langue, on peut faire de grandes choses…

En se joignant à la congrégation, elle a pu se forger des outils qui lui   ont permis d’apporter son aide au monde. Elle a élevé son esprit afin  de se mettre au service des autres, d’être une guide. Faire de  grandes  études, apprendre, faire triompher la connaissance, c’est ce   qu’elle a fait.

Si aujourd’hui les jeunes femmes dont je fais partie sont intéressées   par les grandes idées, les grands mots, les grands débats, c’est en   grande partie grâce à des femmes de tête comme Carmen, qui nous   ont laissé cet héritage.

Plaçons-nous dans un état d’espérance pour la suite des choses.  Cultivons l’espoir que beaucoup de femmes comme ma grande tante   Carmen feront cheminer la pensée avec audace, caractère et force  d’esprit. Comme Carmen, je porte le nom Jetté qui me remplit de  fierté  quand je pose un regard sur son parcours.

 

 


Élise Jetté, arrière-nièce de S. Carmen livre le texte dont sont tirés les extraits ci-joints.


Jacqueline Lange, nièce de S. Carmen, livre un témoignage.


 Neveux et nièces de S. Carmen Jetté

La célébration s'est terminée, en cette veille de Noël, par un extrait d'un texte d'Antonine Maillet sur ce thème. Il était dit par Andrée Audet.  
Crédit photos : 
S. Mariette Simard 
S. Henriette Marcotte 
S. Murielle Bolduc

Le Projet Laurier

Le Projet Laurier

23 août 2014

 

Le Projet Laurier! Connu? Pas connu?

De la vie jaillit la vie, même si…

Cette conviction, ancrée dans les esprits et les cœurs sous-tend chacun des chapitres de l’existence de la communauté du 203 Laurier.

Suite à la demande de jeunes filles désireuses de vivre avec des Sœurs pour une réflexion autour d’un éventuel projet de vie religieuse, S. Huguette Allard autorise l’achat et l’aménagement d’une maison conçue comme pré-noviciat. L’ouverture officielle se fit le 5 avril 1989 avec 3 religieuses et 3 candidates comme résidentes.

Même si… la lignée des candidates s’éteignit après quelques années, la vie rejaillit dans la maison par l’accueil d’étudiantes désireuses de vivre dans un climat favorisant la réussite de leurs études et la croissance de leur foi. D’autres personnes, connues des Sœurs ou des jeunes, se mirent à graviter autour du noyau de résidentes, participant à des échanges, des fêtes, des activités sociales, des temps de ressourcement. L’ensemble était devenu le Projet Laurier. C’est avec ces personnes qu’on en vint à fêter ses 10 ans d’existence. Les religieuses de la Province se souviendront de la journée à l’Ermitage où la vie de nos Fondateurs avait été illustrée sous ses multiples facettes, même avec le concours de l’Évêque du lieu…

 

 

Même si… des changements dans le parcours des études universitaires rendirent l’accueil des étudiantes moins propice à la poursuite des objectifs premiers, l’esprit d’ouverture de la maison s’est prolongé — toujours avec la bénédiction des autorités provinciales — par l’accueil de familles immigrantes à leur arrivée à Sherbrooke. Cette activité vécue par les religieuses, tant que leurs forces leur permirent de s’y adonner, était parfois soutenue par des services des membres du Projet Laurier qui continuaient fidèlement de revenir à leur « milieu d’appartenance », leur « seconde famille » comme plusieurs se plaisent à désigner le Projet.

Même si… des membres du groupe ont essaimé en France, même si… d’autres sont dispersés à travers notre pays, les liens sont entretenus, le support dans les moments difficiles continue et l’on se transmet avec plaisir les nouvelles du rayonnement des personnes qui ont puisé une partie de leur ardeur au cours de leur passage à la rue Laurier. Maintenant, il y a des grands parents dans le groupe, des ados et des enfants qui se joignent à des fêtes comme les jubilés de diamant (S. Hélène), d’or (S. Jacqueline) et d’argent (Monique et Alain). Il y a des adultes engagés sous diverses formes, même envers les FCSCJ, et qui aiment se retrouver autour d’un Robert Lebel ou d’un Léandre Boisvert.

C’est pour tout cela que plusieurs d’entre eux se sont rencontrés le 23 octobre 2014, à l’Ermitage, pour se redire combien chaque personne est importante et célébrer les 25 ans de cette vie jaillie de la Vie… et qui parle encore de durée…

 

La vie tend à durer

Le Projet Laurier fête ses 25 ans d'existence. Le Projet Laurier est une oeuvre très simple, très discrète. Des jeunes sont venus-es en pension chez les FCSCJ. rue Laurier, pendant leurs études.

Un groupe d'appartenance s'est créé et il se donne des activités d'ordre à la fois culturel, spirituel, psychologique et social.

 

 

Le 23 août 2014, un rassemblement eut lieu à l'Ermitage des FCSCJ. pour célébrer ces 25 années.

Le thème exploité et revivifié à cette occasion : " DE LA VIE JAILLIT LA VIE...MÊME SI..."

 

 

 

 

Note  : Un album à teneur historique de 33 pages, nouvellement créé par un des membres (Genevève Nault) est disponible gratuitement. On peut l'obtenir en s'adressant à S. Hélène Parent.

La maison Monchénou

La maison Monchénou

12 juin 2011

 

Je fais partie, depuis au moins 8 ans, du CA de la maison Monchénou, famille d'accueil pour déficients légers. J'y suis bien engagée et je les aime beaucoup. Lorsque je suis revenue du Brésil, je voulais rester engagée dans le domaine humain et social. C’est ainsi que j’ai accepté de faire partie du C.A. de Monchénou.

Je suis à l’école de la paix et de la sérénité. Monchénou est vraiment un lieu de paix. Il suffit d’entrer dans cette maison pour y sentir la paix qui l’habite. « Nos grands» comme on appelle les Résidents, viennent à notre rencontre. L’un avec ses bisous chaleureux, l’autre nous parle de la température qu’il va faire, un troisième est fier de sa journée, un autre ne peut parler, mais la façon dont il tend sa main encore fragile nous en dit long. Bienheureux les artisans de paix.

C’est aussi une école de sérénité. Comme membre du C.A., je me retrouve souvent coincée entre faire confiance et être prudente. Au début, je me sentais souvent inconfortable. Mais peu à peu, je me suis laissée séduire. La confiance est toujours là et les petits miracles se chargent de me le rappeler. La prudence m’apprend parfois à lâcher prise comme aussi à regarder les événements avec un regard neuf et questionnant.

« Heureux ceux dont le Seigneur est la force, des chemins s’ouvrent dans leur cœur» Ps 83, des chemins de paix, de compassion. Puisse le Dieu fait chair s’incarner de plus en plus en chacun de nous pour ouvrir des chemins nouveaux et transparents.

Priscille Gobeil, fcscj 
extrait du journal de Monchénou Petites fleurs, vol. 3 no 4, Noël 2008

 

Monchénou


Note : La maison Monchénou a maintenant son site web : www.monchenou.org/ Un bouton y donne accès au bulletin périodique "Petites fleurs", reflet de la vie et de la vitalité de l'œuvre.

Monchénou honore ses bénévoles

Le Prix Reconnaissance Yvan Richardson, a été créé par la maison Monchénou en l'honneur d'un de ses anciens assistants, décédé du cancer. Il est remis au bénévole de l'année. En 2011, Soeur Priscille Gobeil se mérite le prix. De son côté, Soeur Lucille Naud a été remerciée pour son travail de comptabilité.

Quand la liberté est en jeu

Quand la liberté est en jeu

12 juin 2011

 

Sœur Lucille est une aiguiseuse de conscience sociale. Elle saisit l’urgence d’agir pour la nature, comme pour les moins favorisés de la vie, comme pour les victimes d’injustice ou d’exploitation. Plutôt que de nous décrire son action et ses engagements, elle nous partage son souci d’aujourd’hui.

Nous sommes toujours attentives à ce que vivent les enfants et prêtes à nous engager lorsqu’un danger les menace.

Aujourd’hui, c’est l’hypersexualisation des jeunes qui nous interpelle. Voilà pourquoi, au nom de toutes, je me suis engagée dans un comité du Centre des Femmes Memphrémagog qui étudie ce phénomène.

Dans ce comité, nous avons pris conscience que les modèles proposés aux enfants présentent le corps comme un objet. Cette façon de faire reflète le comportement de notre société où la mode hypersexée s’impose, où la publicité promeut une liberté sexuelle sans limite et, surtout, où l’argent est le dieu auquel on sacrifie l’enfance sans oser remettre en question qui ou quoi que ce soit.

De plus, en écoutant Mme Marie-Marthe Julien, spécialiste de la mode, lors d’un panel de l’UQUAM (canal Savoir), j’ai appris que le point de départ de la mode actuelle venait de la révolution amenée par les Punks qui ont eu sur notre société un impact encore plus marqué que les Girls Flowers. Ainsi, on est passé des Peace and Love au mode agressif du piercing, du tatouage, du dévoilement du corps tout en cherchant à montrer une virginité par l’épilation du pubis, symbole de l’enfance. On infantilise le corps des filles qui donnent à voir leur ventre en suggérant un sexe glabre. Que révèle cette nudité physique sinon la nudité psychique? La porno, partout acceptée, le comportement sexy, le langage sexé, qui montrent une femme et un homme libérés de toutes limites sexuelles, déstabilisent l’enfant.

Dans notre comité, nous voulons mettre en lumière auprès des jeunes parents cette pression sociale qui ne facilite pas chez leurs jeunes l’apprentissage de la liberté. Il n’y a pas de liberté sans que soit développée la capacité de choisir. Or, sur le plan de l’habillement et du comportement à caractère sexuel, il est clair que l’enfant a à faire des choix dans le monde hypersexualisé qui l’entoure. Nous voulons dire aux parents combien leur rôle d’éducateur, de protecteur, de modèle est important dans la quête de sens que vit leur enfant. L’émotion, la tendresse, l’amour sont là en puissance et demandent à s’épanouir mais le milieu social n’est pas aidant et il importe qu’ils agissent comme guides pour développer l’esprit critique chez leurs enfants face à ce que la publicité, la télévision, le milieu social leur propose comme chemin de vie en les invitant à faire des choix pour un bonheur qui dure.

Lucille Lepitre, fcscj

Un pilier de la revue "L'autre parole"

Un pilier de la revue "L'autre parole"

Décembre 2010

 

Dans la revue «L’autre Parole», édition de l’hiver 2010, sous la plume de D. Couture, M. Hamelin et C. Lemaire, un hommage est rendu à Sœur Yvette Laprise, « un pilier du comité de rédaction de la revue ». Sœur Yvette met fin à son activité après avoir contribué pendant près de 30 ans à 72 numéros de cette revue qui se décrit comme « la collective des femmes chrétiennes et féministes ». Voici un extrait de l’article :

 

Ouverture et radicalité

Pour plusieurs d’entre nous, Yvette Laprise est un modèle d’ouverture et de radicalité tant au regard des idées nouvelles que des personnes. Nous espérons devenir comme elle en vieillissant car elle savait nous ramener à la racine des choses, à l’essentiel, à la force vive de la critique féministe et chrétienne. La parole radicale de la revue «L’autre Parole» doit beaucoup à sa vigilance.

Sagesse et sérénité

Yvette Laprise est une force tranquille qui affirme ses idées mûrement réfléchies. Cette femme est la sérénité incarnée au regard de notre condition humaine, soit notre court passage sur terre.  C’est très apaisant de voir une aînée tracer un tel chemin pour qui est plus jeune.

Une fière moitié de l'humanité

Une fière moitié de l'humanité

21 mars 2009

 

Sœur Rollande Roy est la déléguée des FCSCJ auprès de l’organisme Association des Religieuses pour la Promotion des Femmes. 

J’ai accepté de m’engager à œuvrer à la cause des femmes parce que, en tant que femme, comment ne pas me sentir solidaire de mes sœurs de par le monde qui sont chosifiées, marchandées, violées et violentées? C’est une mission, un mandat que j’ai reçu. Je me sens supportée par les religieuses du comité d’animation de l’Estrie et par les nombreuses personnes de différentes communautés que je rencontre à l’assemblée générale annuelle. Les supérieures majeures, soit: La Conférence Religieuse du Québec (CRCQ) et du Canada (CRC) attachent aussi beaucoup d’importance à cette cause.

 

  Visage heureux Vielle femme heureuse  
  Femme heureuse     Femme accomplie

 

 

Pour la troisième année, je m’y engage avec cœur, c’est pour moi un devoir. Je rejoins mes sœurs FCSCJ par internet et par notre bulletin Entre nous. Je les informe d’actions posées par l’association, je les invite à participer aux réunions intercommunautaires diocésaines, à signer des pétitions et à se sentir solidaires des femmes abusées, par une prière incessante. Cette année, grâce à l’alliance de l’ARPF et de la Coalition nationale contre les publicités sexistes (CNCPS), nous nous sommes donné des éléments de formation dans le but de dénoncer certaines publicités sexistes. 

C’est un domaine délicat, où il faut s’engager avec prudence, en collaboration avec d’autres pour être fortes de la force du groupe. C’est un milieu de travail où il faut toujours être en alerte, être courageuse et avoir beaucoup de ténacité parce que c’est un travail toujours à recommencer.

Nous avons à dépasser certains obstacles, tels que

  • la baisse de la foi et de la pratique religieuse
  • l’industrie de la traite des personnes n’a pas de cesse et s’exerce d’une façon subtile
  • les jeunes filles d’aujourd’hui ne connaissent pas la lutte menée par les femmes de chez nous depuis une cinquantaine années. Elles croient que l’insertion sociale des femmes dans tous les secteurs de la vie actuelle a toujours été ainsi. Le danger de la passivité les guette
  • le fait du vieillissement des religieuses au Québec : notre retrait des écoles ne facilite pas notre action éducative auprès des jeunes filles

Au Québec et au Canada, nous avons la chance d’avoir droit de parole et de bénéficier d’une certaine cote d’écoute auprès de nos gouvernements, grâce à notre expérience et à notre sagesse collective de religieuses impliquées dans de multiples domaines éducationnels et sociaux. 

Le besoin de défendre la cause des femmes est inné en moi, j’ai toujours cru que la femme est l’égale de l’homme et que je n’ai rien à lui envier, si ce n’est d’avoir à combattre pour prendre ma place au soleil. Cependant, je ne veux pas faire la promotion des femmes sur le dos des hommes. Pour moi, travailler à la promotion de la femme, c’est œuvrer à la réalisation d’un monde meilleur, « à la louange de la gloire de Dieu » (Ep 1).

Rollande Roy, fcscj

L'ARPF et la traite des personnes

L'ARPF et la traite des personnes 

21 mars 2009

 

Logo ARPF

 

Le 21 mars 2009, l’ARPF-Estrie avait organisé à la Maison Rivier, un après-midi d’information ayant pour thème : Arrêtez la DEMANDE de la traite des femmes et des enfants. S

œur Pierrette Boissé, CND, qui travaille à l’ONU en relations sociales, a entretenu son auditoire de ce sujet important avec compétence et conviction. Elle a fait référence au dossier d’UNANIMA international, qui porte ce même titre. UNANIMA international est une alliance de l’Association des Religieuses pour la Promotion des Femmes (ARPF). 

Comme Sœur Pierrette, je vous présente d’abord l’organisme UNANIMA, puis je vous donne l’essentiel du dossier, à savoir :

  • Qu’est-ce que la TRAITE des personnes?
  • Qu’entend-on par la DEMANDE de la traite des personnes?
  • Pourquoi UNANIMA international se concentre-t-il sur la demande?
  • Et QUEL LIEN y a-t-il entre la pornographie, la prostitution et la demande?

 

Antigone

Tout d’abord, qu’est-ce que UNANIMA? UNANIMA est une ONG (organisation non gouvernementale), un groupe de 13 congrégations religieuses d’hommes et de femmes qui travaillent pour la justice, au niveau international, en harmonie avec la charte des Nations Unies, pour améliorer les conditions économiques et sociales de tous les peuples. 

Le mot UNANIMA se compose de deux parties : anima : principe de vie féminine, ce qui anime et donne la vie. UN qui, accolé à ANIMA, évoque le mot unanime et indique notre volonté de travailler en faveur de la paix et de la dignité humaine. (Renseignements : www.unanima-international.org).

QU’EST CE QUE LA TRAITE DES PERSONNES?

Selon l’ONU, la traite est l’exploitation des personnes. « L’exploitation comprend, au minimum, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitation sexuelle, le travail ou les services forcés, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude ou le prélèvement d’organes. » (Protocole de Palerme). 

Selon l’ONU, « des quatre (4) millions de personnes forcées, chaque année, à entrer dans l’industrie du sexe, environ 80% sont des femmes et des filles, dont deux (2) millions sont âgées de 5 à 15 ans. »

QU’ENTEND-ON PAR DEMANDE DE LA TRAITE DES PERSONNES?

Par « demande », nous faisons référence à ceux qui paient pour des services sexuels. La demande alimente la traite des personnes. « La demande doit être comprise au sens large comme tout acte qui favorise toute forme d’exploitation, laquelle, à son tour, favorise la traite. » (ONU)

POURQUOI UNANIMA INTERNATIONAL SE CONCENTRE-T-IL SUR LA DEMANDE?

Selon les estimations actuelles, l’industrie du sexe produit plus de 9,5 milliards de dollars, et cette somme est en hausse en raison de la demande. Puisque la traite est très rentable, nous croyons que l’élimination du profit fera diminuer cette forme d’exploitation. Si les hommes cessaient de payer pour obtenir du sexe, la source de profit se tarirait. C’est aussi simple que cela.

« Ces profits alimentent d’autres activités criminelles comme le blanchiment d’argent, le trafic de drogues, la falsification de documents et le passage de clandestins ». (Source : Traficking in persons report) 

QUEL LIEN Y A-T-IL ENTRE : PORNOGRAPHIE, PROSTITUTION ET DEMANDE?

La PORNOGRAPHIE constitue une façon de faire la traite des femmes et des enfants à des fins d’exploitation sexuelle. L’industrie crée une demande pour les femmes et les enfants, car de vraies personnes sont nécessaires pour filmer la violence sexuelle. Les pornographes font ensuite la traite de ces mêmes personnes en vendant leurs films. En outre, la pornographie stimule la demande. Des chercheurs ont montré que le visionnement de films pornographiques mettant en scène des enfants augmentait la demande d’exploitation d’enfants en prostitution. Des chercheurs internationaux ont montré que la pornographie, facilitée dans une vaste mesure par internet, alimente la traite sexuelle et, aux États-Unis, des chercheurs ont découvert que les hommes cherchant à acheter des services sexuels étaient deux fois plus susceptibles d’avoir consommé de la pornographie que les hommes en général.

Femme métis

LA PROSTITUTION et la traite sexuelle sont des abus de pouvoir. Dans son rapport de 2006, Sigma Huda établit des liens solides entre la prostitution et la traite : Dans la plupart des cas, la prostitution, telle qu’elle est actuellement pratiquée dans le monde, répond aux critères constitutifs de la traite.

La prostitution se caractérise par les menaces, le recours à la force et à d’autres formes de coercition, l’escroquerie, l’échange de paiement ou d’avantages pour obtenir le consentement de la personne exploitée. Dans la prostitution, une personne en domine une autre : abus d’autorité ou situation de vulnérabilité

LA DEMANDE COMPREND TOUTE FORME D’EXPLOITATION QUI, À SON TOUR, ENTRAÎNE LA TRAITE.

La demande encourage ou fait la promotion de l’exploitation. La demande ne mène pas nécessairement à la traite. C’est l’exploitation favorisée par la demande qui y conduit. 

CETTE CAMPAGNE A-T-ELLE DE VÉRITABLES CHANCES DE RÉUSSITE?

Toute tentative de modifier des comportements sociaux demande énormément de temps, et les attitudes sociales envers les femmes et le sexe sont bien ancrées dans l’histoire. Toutefois, nous avons des exemples de changement social : la chute de l’apartheid en Afrique du Sud, la diminution du tabagisme, le recours à un chauffeur afin d’éviter la conduite avec facultés affaiblies ainsi que la condamnation publique de la violence familiale et de celle envers les enfants. Tous ces comportements passaient sous silence ou étaient socialement acceptables, il y a 50 ans. Ce n’est plus le cas. Nous pouvons provoquer des changements.

Rollande Roy, fcscj , déléguée à l'ARPF  
Tiré de Entre nous, juin 2009, p. 17

La Communauté F.C.S.C.J. d’Ibicuitinga

La Communauté F.C.S.C.J. d’Ibicuitinga

3 septembre 2008

 

L’internationalité est bien représentée dans cette communauté formée d'une Brésilienne, d'une Canadienne et d'une Béninoise, mais la signifier au quotidien est toujours un gros défi que nous essayons de relever en surmontant nos faiblesses humaines pour manifester l’amour du Cœur de Jésus, en priorité, envers les plus démunis et entre nous. Avec six associés, nous formons la communauté élargie des FCSCJ d’Ibicuitinga. Une fois par semaine, nous tenons, entre nous, notre réunion communautaire et, une fois par mois, avec nos associés.

 


Geneviève et Suzanne dans leur maison
 

 

Associés d'Ibicuitinga
Associés d'Ibicuitinga
La vie quotidienne : Soeur Geneviève au poulailler
La vie quotidienne
Soeur Geneviève au poulailler


Nos occupations

Nous sommes organisées en communauté pour assumer les tâches domestiques à tour de rôle : liturgie, ménage, jardin, poulailler, cuisine… Même si la base de ces services est brésilienne, chacune y met sa touche culturelle. Les services suivants font partie intégrante de notre mission à laquelle participent les associés, chacun selon ses possibilités :

  • Formation permanente
  • Projet de réinsertion des habitants de la Rampa
  • Pastorale des enfants et des vieillards
  • Visites missionnaires : Santas Missões Populares
  • Services paroissiaux
  • Engagement dans les organismes ASA (Articulations dans les régions semi-arides) et OEA (Organisation pour enfants et adolescents)

Formation permanente

Jozinalva a obtenu un financement pour un projet de formation continue sur deux ans, en faveur des agents pastoraux et des jeunes du secteur. Les thèmes, assez diversifiés, sont développés et présentés deux jours par mois, par des volontaires (religieux, prêtres, laïcs) selon leurs compétences. Cette expérience a déjà connu deux mois de réalisation et a réuni environ trente-cinq participants.

Soeur Jozinalva avec les jeunes
Soeur Jozinalva avec les jeunes
Soeur Jozinalva 
Soeur Jozinalva
Les jeunes du secteur
Les jeunes du secteur


Projet de réinsertion des habitants de la Rampa

Ici à Ibicuitinga, une certaine population vit dans un quartier, en bordure de la route, appelé « la Rampa » (ce qui signifie : où on dépose les ordures). Il faut le voir pour le croire. Les gens vivent dans des maisons délabrées, sans hygiène, et dans une extrême pauvreté. C’est quasiment tous les jours que des enfants de ce quartier défilent pour demander l’aumône. Sœur Suzanne Robert y exerce la Pastorale des enfants avec une visite mensuelle des familles. Avec la collaboration de Soeur Jozinalva et l’appui de Caritas, une sensibilisation est entreprise avec les résidents pour les aider à sortir de cette misère avec leur propre participation. « Donner du poisson, c’est nourrir pour une journée, mais apprendre à pêcher, c’est nourrir pour la vie », dit un proverbe chinois. Voilà l’objectif que nos sœurs poursuivent dans cette œuvre de libération et de développement.

Pastorale de l’enfance et de la personne âgée

Ces activités consistent à visiter les familles, écouter leurs préoccupations, accompagner les mamans enceintes jusqu’à l’accouchement, suivre la croissance des enfants jusqu’à l’âge de 6 ans, par les pesées mensuelles, prodiguer les conseils nécessaires pour le bon développement de l’enfant, organiser, chaque mois, une célébration de la vie pour parents et enfants afin de favoriser la vie sociale. Le même principe est adopté pour les personnes âgées que nous accompagnons. Nous portons la Sainte Communion à ceux et celles qui ne peuvent plus se déplacer pour la messe. Suzanne et Geneviève y sont très impliquées.

Une habituée de la maison des soeurs
Une habituée de la maison 
des soeurs
Une collation, s'il vous plaît!
Une collation, s'il vous plaît!


Visites missionnaires

Visite pour la foi dans un villageOn part tôt le matin, en véhicule loué, dans un village. Accueil par la communauté et petit déjeuner, suivi de visites dans les familles pour annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, écouter les préoccupations des gens, prier avec eux et les convoquer pour une rencontre communautaire dans l’après-midi. Rencontre au cours de laquelle on aide la communauté à s’organiser et à choisir des leaders pour différentes responsabilités. Chacun, chacune rentre le soir fatigué mais heureux d’avoir noué des contacts et marché sur les traces de Jésus. Sur le plan diocésain, nous avons vécu, cette année, cette expérience missionnaire appelée : « Santos Missões Populares ». On passe la semaine dans un milieu, accueillies dans une famille et vivant dans les mêmes conditions, pour raviver la foi des chrétiens avec des activités spirituelles bien variées.

Services paroissiaux

Prions avec Soeur Suzanne RobertFidèles à l’esprit de nos Fondateurs, nous sommes toutes impliquées dans les services paroissiaux : liturgie pour Suzanne, catéchèse pour Soeur Jozinalva et Soeur Geneviève. Suzanne soutient et accompagne les équipes qui préparent la liturgie dominicale. Jozinalva prépare un groupe d’enfants à la confirmation et Geneviève, à l’eucharistie. Nous animons un cercle biblique le mardi soir dans notre quartier. Un groupe de femmes fidèles et quelques hommes y participent.

Engagement dans les organismes ASA et OEA

Nous vivons dans une région semi-aride qui connaît des problèmes de sécheresse. L’organisme Articulations des régions semi-arides (ASA) aide les familles dans les constructions de citernes pour l’acquisition et la gestion de l’eau potable et pour une production plus rentable. Jozinalva et Suzanne en font partie. L’Organisation pour enfants et adolescents (OEA) réfléchit aux problèmes des jeunes et organise des actions en leur faveur. Nous y sommes toutes engagées selon nos compétences et nos possibilités : avec les enfants et les adolescents de notre quartier, nous organisons, toutes les semaines, des groupes de réflexion, des cours de dessin, d’art, de théâtre, de danse. Les jeunes sont très intéressés par ces activités et y participent de tout leur cœur. Cela met de la vie dans notre maison, trois jours par semaine.

Conclusion

Voilà en quelques points nos occupations, sans parler des activités ponctuelles comme la Campagne de carême et les riches rencontres diocésaines qui élargissent nos horizons et nous ouvrent aux dimensions de l’Église universelle.

Jozinalva Silva Santos, fcscj 
Suzanne Robert, fcscj 
Geneviève Vignondé, fcscj

Présente en Uruguay

Présente en Uruguay

14 février 2007

 

Sœur Cécile Allard est de retour d’un service de quelques mois en Uruguay. Elle écrit :

Je me considère chanceuse d’avoir fait ma petite part dans cet océan de besoins : aider à  préparer la terre pour les semences, apprendre à lire à des enfants désireux d’avancer, encourager les parents…

Aujourd’hui, quand je pense à l’expérience que j’ai vécue, à ce milieu où s’entasse la misère d’une multitude de gens, des questions montent facilement à mon esprit : quels facteurs alimentent cette pauvreté? Pourquoi ne s’en sortent-ils pas? Comment les aider sans les rendre dépendants? Comment répondre à leur accueil, à leur générosité et à leur bienveillance dont je leur suis redevable?

Peu à peu, j’en suis venue à la conclusion que je pourrais me garder présente à ce quartier en les supportant à distance par la prière, la communication, et de temps en temps, par un appui financier, fruit de modestes projets organisés ici, au Québec. Pour ce faire, l’important est de me joindre à des personnes actives, intéressées et compréhensives qui soient sensibles aux besoins de nos frères et sœurs de l’Uruguay que je me considère chanceuse et gagnante d’avoir connus et aimés.

Cécile Allard, fcscj

 

 

Vive la fraternité

Vive la fraternité

10 février 2007

 

Du Brésil, Sœur Geneviève Vignondé raconte les premières heures d’une nouvelle fondation.

Samedi 10 février 2007, notre communauté d’Ibicuitinga était aux anges de voir arriver la vaillante et courageuse communauté fondatrice de São João. Elle a tenu à marquer un arrêt dans la communauté aînée du Ceara avant de continuer sur le lieu de mission où elle était attendue. Dès le lendemain matin, dimanche 11, nous voilà partis d’Ibicuitinga, un plein petit bus de 14 personnes, Sœurs et Associé(e)s,  pour voir l’installation de nos sœurs et assister à la messe d’accueil le soir à 17 h.

Joie réciproque des retrouvailles à São João, signe d’une grande fraternité. Merveilleux accueil de nos sœurs dans leur grande et belle maison, ancien presbytère rénové. Elles ont de grandes chambres pouvant contenir 3 à 4 lits  (vous êtes donc toutes attendues). Elles ont des lits et des hamacs, des meubles, une salle de séjour bien aménagée, une grande cuisine avec frigidaire et gazinière, une grande salle à manger avec tables et chaises. Nous avons tenu plus d’une trentaine dans leur salle à manger. Bref, elles auraient eu tout pour leur bonheur s’il ne leur manquait l’installation téléphonique. Ce n’est pas une petite privation de nos jours, mais ce problème sera étudié et résolu assez prochainement. Ainsi elles seront plus proches de nous et de vous.

Après cette merveilleuse visite, le curé nous conduit à une rivière très proche de la paroisse, 20 minutes à pied. Quel bonheur ! détente et partage du repas apporté par chacun, suivi de baignade dans la rivière jusqu’à 15 h 30. Puis retour à la maison  pour nous préparer à l’Eucharistie. 

16 h 30, arrivée de Mgr José, évêque de Limoeiro, diocèse de nos deux communautés. Il passe d’abord à la communauté pour faire la connaissance des nouvelles sœurs et leur souhaiter la bienvenue avant la messe. Il était accompagné de 3 Sœurs de la Purification et d’une sœur de Ste Thérèse, toutes venues pour la circonstance. D’autres Associé(e)s aux FCSCJ de la région se sont joints aux autres venus d’Ibicuitinga. L’église de São João était pleine et la joie rayonnait sur tous les visages. Nos deux sœurs faisaient partie de la procession d’entrée que fermait l’évêque.

Au début de l’Eucharistie, grande acclamation à la brésilienne, signe d’accueil de nos soeurs. Ensuite, la parole est donnée à chacune pour présenter son origine, son expérience religieuse et le feu qu’elle porte en venant dans cette nouvelle paroisse. Nos deux sœurs étaient sereines, joyeuses et pleines d’espérance. L’évêque n’a pas manqué d’exprimer sa joie et sa reconnaissance aux Supérieures qui ont consenti à cette fondation. A la fin de l’Eucharistie, la parole leur fut donnée de nouveau pour présenter la Congrégation. La plus jeune commença avec l’historique qui a conduit Jean Maurice Catroux à fonder malgré lui une famille religieuse avec la collaboration et le précieux appui de Rose Giet. L’aînée continua l’historique avec la  présentation de notre spiritualité qu’elle termine par cette citation qui, j’en suis sûre, a touché tous les cœurs : « Enracinés en Christ Jésus, vivant le même amour, crions au monde : Dieu est Père ». Les applaudissements en font foi. A la fin ce fut le tour du curé d’exprimer sa joie et sa satisfaction d’avoir une communauté de sœurs. (Il parle aussi français pour avoir étudié 3 ans au Canada.)

Un bon souper, préparé par les femmes de la paroisse, nous a bien restaurés et resserré la fraternité entre nous, avant que chacun ne reprenne le chemin du retour. Nous arrivions à Ibicuitinga à 21 h 30, heureux de savoir nos sœurs en bonnes mains et surtout assez proches de nous pour les rencontres

Geneviève Vignondé, fcscj

 

De nouveaux venus

De nouveaux venus

10 décembre 2006

 

De retour d’une mission au Bénin, Colette s’est insérée dans une communauté d’accueil aux immigrants. Voici comment elle décrit ce qu’elle perçoit et ce qui l’interpelle.

Vivement une potion magique!

En mettant les pieds au 203 de la rue Laurier, je fais la connaissance d’une famille colombienne accueillie ici. Apprentissage de notre langue, recherche d’un appartement et plans d’avenir sont les occupations intenses de ses membres. C’était du gâteau pour moi, car le français commençait à devenir langue commune à eux et à nous et on pouvait combler le reste par l’anglais. Par la suite, les trois filles vont aux études, la mère continue d’apprendre le français au CEGEP en attendant de rejoindre le père qui a trouvé du travail selon ses compétences dans une petite ville voisine.

C’était pour moi le baptême de l’accueil d’une catégorie de nouveaux arrivants au Québec : les « indépendants », ceux qui quittent leur pays après de longues démarches (deux ans ou plus) pour assurer un avenir plus sécuritaire à leurs enfants et que le gouvernement accueille facilement parce qu’ils ont des compétences qui deviendront vite une richesse pour le pays.

ImigrantsLe jour où cette famille se préparait à nous quitter, on nous annonce une famille de Mexicains : les parents et trois garçons de 14, 10 et 9 ans, beaux comme des cœurs. Ils nous arrivent à pied, on ne sait d’où, en fin d’après-midi (habituellement, un membre du Service aux Néo-canadiens accompagne les arrivants). Sœur Jacqueline ravive son vocabulaire espagnol et sort ses dictionnaires, Sœur Hélène téléphone à une Sœur qui connaît cette langue, pour qu’elle leur explique le fonctionnement de la maison, et le « Coq rôti » vient satisfaire les estomacs visiblement affamés. Le lendemain, ils seront pris en charge par le Service. Je fais connaissance avec une deuxième catégorie de nouveaux arrivants, les « revendicateurs », ceux dont le gouvernement du pays a le devoir humanitaire d’examiner les raisons de demander à émigrer chez nous. Ils doivent étaler leur vie antérieure et remplir quantité de formulaires. A la fin de leur séjour d’une semaine, je suis allée les reconduire à leur appartement; j’ai eu peine à m’endormir le soir en revivant cette séquence d’une famille de cinq personnes qui déménage avec deux valises et une petite boîte de carton pour tout bagage. Ces gens reviendront nous visiter plus tard pour nous offrir leurs services : ménage, travaux d’entretien ou de réparations pour nous remercier de notre accueil; le garçon de 14 ans comprend déjà tout ce que nous disons en français.

Puis, nous avons eu une dame recueillie d’abord par deux jeunes compatriotes qui l’ont trouvée sur la rue en train de pleurer sous la pluie parce qu’elle ne savait pas où elle passerait la nuit. Nous savons seulement qu’elle a fui son pays en laissant ses enfants aux soins de son propre père, mais elle se débrouille bien en anglais et elle n’arrête pas de remercier le Seigneur d’avoir mis sur sa route de bons samaritains qui l’ont accueillie et l’aideront dans les multiples démarches qu’elle doit maintenant accomplir.

Une question vous vient sans doute à l’esprit. Qu’est-ce qui conduit ces gens à émigrer et à repartir à zéro?

Dans notre situation, la discrétion est de rigueur et nous ne posons pas de questions. Dans le cas d’une jeune fille, nous avons eu la consigne de ne dévoiler son nom à qui que ce soit. On suppose que la famille a été prise dans des conflits politiques et que le gouvernement de son pays a les moyens de rechercher les gens en fuite. Dans les pays où la violence a fait beaucoup de victimes, il est clair que le souci d’assurer un avenir plus sécuritaire à leurs enfants conduit les parents à chercher asile ailleurs. Dans d’autres cas, des extorsions de fonds entraînant des menaces de mort amènent des gens à tout laisser derrière eux. Telle femme a vu assassiner son père et sa mère. Telle petite fille, accompagnant sa mère sur la rue, voit des jeunes attablés sur le trottoir et dit : « Regarde maman, ils sont dehors et n’ont pas peur… » Ces réactions nous renseignent sur le contexte psychologique dans lequel ils ont décidé de partir. Mais ils ne se livrent pas aisément et on les comprend. Il y a leur histoire et il y a la barrière des langues.

Je voudrais vraiment tomber dans le chaudron d’une potion magique qui me donnerait instantanément la connaissance des langues!

Colette Lussier, fcscj

 

Panneaux solaires

Panneaux solaires

9 décembre 2006

 

Sœur Louise Grimard est une femme de vision. Depuis qu’elle œuvre à Madagascar où fleurit une belle grappe de Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus, elle met en place divers services, soutenue en cela par ses qualités naturelles d’initiative, d’entregent et par sa formation d’enseignante et d’infirmière.

 

 

  hhhhhhhhhh                  

 

Ma communauté

La petite communauté de FCSCJ d’Ekar Antanifotsy, Madagascar, à laquelle j’appartiens, est formée de sept personnes, à part moi, la Canadienne, les autres étant Malgaches.

L’enseignement : les écoles

Dès l’ouverture de cette mission, nous avons monté la maison, nous avons vu à bien organiser les deux écoles, déjà en fonction avant notre arrivée. Nous avons vu aussi à la bonne marche de l’institution qui comprend le cours primaire et secondaire. Ce ne fut pas une mince tâche que d’assumer la direction et la gestion de ces deux écoles.

Il est bon de rappeler que le primaire et le secondaire, là-bas, ressemblent à ce que nous avons ici, au Québec. En sortant du secondaire, les finissants peuvent entrer au Lycée. Puis, pour que tout cela fonctionne (ce qui est différent d’ici), il faut établir des règles afin que les professeurs soient présents à l’’école toute la journée, les obliger à faire des préparations de cours, les suivre de près pour assurer la bonne marche de l’école…

La cantine scolaire

Prévoir et organiser une cantine scolaire ne va pas de soi. Le midi, jusqu’à 220 élèves viennent y prendre leur repas.

La santé: le dispensaire

Organiser et garder actif un dispensaire pour desservir la population fut une réalisation bien accueillie et utile pour tous les gens du territoire environnant. Les jours de marché, particulièrement, 70 à 80 personnes s’y présentent. Inutile d’ajouter que ce fut un travail exigeant, mais aussi comblant, car, par ce moyen on aide vraiment la population. L’objectif qui nous tient à cœur c’est, bien sûr, la santé physique et la santé psychologique des gens.

Vie spirituelle

Quant à la santé spirituelle, nous apportons plus par ce que nous sommes que par ce que nous pouvons dire. Ce qu’on vise spécialement, comme éducatrices et soignantes, c’est d’apprendre aux gens à se respecter dans leurs comportements les uns envers les autres. Dans la petite communauté que nous formons, nous nous rappelons qu’il est très important d’arriver à une formation de plus en plus unifiée, et cela par la prière et l’exercice quotidien de la charité.

Projets d’avenir

PanneauxIl est important de continuer ce qui est bien amorcé et d’assurer une formation continue dans et par le milieu, de porter une attention particulière aux élèves qui nous quittent après le secondaire, d’accueillir les personnes qui viennent nous prêter leur aide pendant quelques mois.

 

Le gros projet qui ne demande qu’à s’actualiser, grâce à l’aide de bienfaiteurs d’ici et de démarches déjà entreprises, est l’électrification des bâtiments. Nous n’avons pas encore l’électricité dans la région. Nous sommes encore aux lampes à pétrole. La mise en place de panneaux solaires ne sera pas une mince tâche. La réalisation de ce projet demande des énergies, du temps et de l’argent, mais rien ne se bâtit sans courage en longueur. Ensuite, d’autres projets verront le jour…

Louise Grimard, fcscj

Note de la web maîtresse: Soeur Louise Grimard est rentrée définitivement au Canada en août 2008 mais la réussite et le bon fonctionnement quotidien des panneaux solaires, elle tentera de les répéter dans un autre village malgache où les soeurs viennent d'ouvrir un nouveau point de mission.

La Bonne Œuvre en Abitibi : 80e à Barraute

La Bonne Œuvre en Abitibi : 80e à Barraute

9 octobre 2006

 

Les 8 et 9 octobre 2005, Barraute était en fête: on y célébrait le 80e anniversaire de l’arrivée des Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus en terre abitibienne. À cette occasion, un hommage a été rendu à toutes celles qui ont œuvré à Barraute depuis quatre-vingts ans. C’est Mme Florence Delisle, en collaboration avec Mmes Jeanne-Mance Delisle et Thérèse Auger, qui a composé le texte dont nous vous présentons de larges extraits.

[…] Selon le vœu du bon et légendaire curé Langlais, appuyé par son évêque Mgr Rhéaume, le 25 août 1925, quatre religieuses arrivent en pays neuf, par le train, à Barraute, Abitibi, et prennent la gouverne de l’école mixte du village, assurant l’instruction et l’éducation des enfants. La commission scolaire signe un contrat avec la communauté et l’école construite au début des années 20 devient aussi la résidence de nos Sœurs. […]

Les religieuses enseignent, gardent des petits pensionnaires et s’occupent de la sacristie et de la musique à l’église. Sans électricité, les travaux ménagers et scolaires sont ardus. Il faut chauffer la fournaise pour réchauffer l’école, et accueillir les écoliers dont certains viennent de la campagne. Il faut lire et écrire à la lampe ou à la chandelle, monter l’eau à l’étage, faire le lavage dans une cuve, comme font nos mères à la maison pour leurs familles nombreuses. La tâche est lourde dans ce pays de colonisation et les religieuses continuent la Bonne Œuvre de leur Fondatrice.

Nos sœurs portent la longue jupe noire plissée et la croix de Jésus, serrée contre leur cœur, dans le drapé de leur corsage blanc, témoignage de l’amour qu’elles portent à Celui qu’elles ont choisi. Les légers tintements du lourd chapelet aux grains de bois noir, pendu à leur taille, et la coiffe blanche s’ouvrant comme deux ailes sous leurs pas pressés, resteront à jamais dans notre mémoire une image de dévouement, de vigueur et de fidélité.

Le mystère de la robe, l’autorité que conférait le savoir et la dévotion de nos sœurs, cela nous impressionnait tant que nous étions quelques-unes parmi les filles à les imiter. Une fois à la maison, pour jouer à l’école, à l’aide d’une pince à cheveux, nous fixions, de chaque côté de notre tête, deux grandes pages couvertures d’un cahier à dessin. Et ainsi, investies de l’importance de notre rôle, nous faisions aller les ailes de carton à qui mieux mieux, devant notre classe imaginaire. Imitant d’un claquement de doigts l’inimitable petit claquoir de bois, nous donnions le signal pour les déplacements et nous en multipliions le nombre avec plaisir, disputant fort les garçons turbulents, ne mettant aucunement en doute la nécessité d’une discipline dans une classe.

À voix haute, nous récitions nos leçons, nous priions pour la paix dans le monde, déclamions des fables, chantions des cantiques et des chants que nous apprenions pour des messes, pour les fêtes de monsieur le Curé et de Sœur Supérieure ou pour d’honorables visiteurs ou des Mères venues de France. Sous l’influence de nos sœurs, nous accumulions, sans aucun doute, les connaissances dont nous avions besoin pour nous ouvrir à notre culture, à la musique, au théâtre, aux chants, aux lectures, même aux sports, à tout ce qui devait plus tard orienter notre vie. […]

Dans les années 50, avec la venue de l’électricité et du téléphone, et l’ouverture de nouvelles mines, beaucoup d’élèves fréquentent nos écoles. L’ouvrage ne manque pas pour nos religieuses et plusieurs d’entre elles travaillent dans les paroisses du Nord: Barville, La Morandière, Champneuf, Rochebeaucourt et Despinassy, peuplées de nombreuses familles.

Beaucoup de gens s’en vont lorsque les mines ferment, ce qui amène une diminution de la population scolaire. Avec la Révolution tranquille des années 60, l’État prend l’éducation en charge en créant un ministère de l’éducation. Plusieurs professeurs laïcs sont engagés et les religieuses signent, personnellement, leur contrat avec la commission scolaire. […] Durant les années 1970, la vieille gare du chemin de fer, déménagée et rénovée, devient la «maison des sœurs». Nos religieuses s’habillent en laïques et sont appelées par leur nom de naissance.

Des dernières années de présence dans nos écoles, il nous fait plaisir de mentionner trois religieuses qui ont œuvré auprès de nos enfants avec un zèle inlassable. Sœur Lucette Arguin a enseigné au primaire pendant une vingtaine d’années. Beaucoup d’élèves ont pu profiter de son écoute, de sa gentillesse et se souviennent de son magnifique cerisier de Jérusalem. À sa retraite, elle s’est occupée de la pastorale auprès des enfants. Sœur Simone Roy a été directrice à l’école primaire Notre-Dame du Sacré-Cœur de 1970 à 1986. Cette grande dame y fut très appréciée. Une petite fille a dit qu’un jour, elle serait une sœur Simone pour pouvoir se promener dans les corridors. Enfin, sœur Rita Turgeon a enseigné avec patience et passion le français à la polyvalente Natagan. Elle savait sourire avec indulgence aux plaisanteries des adolescents. Ses élèves attentifs ont été fiers d’arriver au cégep avec un bagage solide dans la connaissance de notre langue.

On ne saurait prétendre que toutes les petites filles qui «jouaient aux sœurs» sont, plus tard, devenues des religieuses, mais plusieurs jeunes filles, pour suivre l’exemple de leur modèle, quittèrent le confort du foyer, la tendresse d’une mère, la protection d’un père, la complicité des frères et sœurs, les amis, le clocher de leur village, pour s’en aller se consacrer à l’amour et au service de Jésus et de la communauté. Peu d’entre elles sont revenues œuvrer à Barraute et dans les environs.

Nous les nommons, ici, avec joie: Sœurs Prudentienne Chevalier, notre doyenne, Gaétane Picard, Hélène Naud, Lucille Naud, Lucille Castonguay, Yvette Castonguay, Henriette Marcotte, Lucette Galarneau, Geneviève de Carufel. Quelques-unes ont gravi leur mont des Oliviers et quitté notre monde: sœurs Aline Marcotte, Thérèse Castonguay et Thérèse Poirier. Mesdames Liliane Jobin, Renelle Auger et Yamona Gamelin ont quitté la communauté pour continuer leur œuvre dans le monde.

Parmi nous, aujourd’hui, les religieuses donnent de leur temps et de leur savoir-faire. Nos sœurs Prudentienne Chevalier, Denise Blanchard, Noëlla Vachon, Claire Verrette, Madeleine Boisvert, Annette Houde, Rita Pelletier, Simone Gagné et Agathe Lareau poursuivent la mission de leur Fondatrice: elles visitent les malades, s’occupent d’animation pastorale et paroissiale, d’accompagnement spirituel et de partage avec les plus démunis dans le monde. Elles s’impliquent dans les activités du milieu avec assiduité et générosité, et accompagnent les vingt-cinq membres associés à la Congrégation, de l’Abitibi.

Nos sœurs avaient l’habitude d’écrire, au tableau noir, une pensée qui nous servait de guide, chaque jour. Si on pouvait, en cet instant, en écrire une, elle serait toute simple et connue de tous: «On juge l’arbre à ses fruits.»

Nos sœurs ont semé le grain de sénevé. Elles ont chéri le champ fertile et l’humble grain s’est élevé. Aujourd’hui, dans le grand jardin dont elles ont fait la première semence, on ne compte plus les arbres fleuris qui ont donné et produisent toujours les fruits du savoir et de l’éducation.

Nos religieuses ont écrit une page de notre histoire. Certaines d’entre elles font encore partie de notre communauté, de la vie de nos enfants et de notre vie d’adultes. Mes sœurs, merci!

Delisle, Delisle et Auger

Ni 10 ni même 100...

Ni 10 ni même 100...

23 septembre 2006

 


Une recherche sur Internet m’a fait découvrir le nombre de manuels scolaires que les FCSCJ ont édités. Combien? 796.

Pour en voir la liste et les auteurs, visitez le site www.bibl.ulaval.ca/bd/manscol/. Inscrivez le terme fcscj et sélectionnez la discipline Éditeur, puis cliquez sur Lancer la requête.

 

En cliquant sur la jeune lectrice ci-contre, vous en apprendrez un peu plus, dans nos pages, sur la Méthode dynamique de lecture.

Pour que l’Évangile se propage

Pour que l’Évangile se propage

5 novembre 2005

 

Sœur Yvonne, revenue du Lesotho, continue son engagement missionnaire. Elle a l’art de s’entourer de collaborateurs et collaboratrices. L’article ci-dessous est dû à la plume de Marcelle Laffage.

Au mois d’août 1993, Mgr Gérard Cambron rédigeait un Code d’activités à l’usage d’un comité missionnaire paroissial. Au même moment, répondant au désir de Mgr Laurent Lareau, curé de Saint-Patrice de Magog, un comité missionnaire a été structuré afin de maintenir et de donner un nouvel essor à l’esprit missionnaire de notre paroisse.

Quelques projets sont mis en marche dont le plus important est, sans contredit, la fête missionnaire grandiose organisée dans le cadre du centenaire de la construction de l’église Saint-Patrice de Magog en octobre 1994. On rendait hommage, en ce dimanche des missions, tout spécialement à tous les missionnaires nés dans cette paroisse et baptisés dans cette église. Ils étaient au nombre de vingt-huit, répartis dans dix communautés religieuses. Après la messe, un dîner fraternel réunit de très nombreux convives qui surent apprécier l’atmosphère chaleureuse qui y régnait, agrémenté d’une charmante chorale.

1995 vit notre premier bazar qui, s’avérant un succès, devint annuel. En effet, depuis, à chaque année, nous avons répété l’événement qui fait appel à de nombreux citoyens qui nous apportent toute l’aide nécessaire pour mener à bien cet événement qui nous permet d’aider de très nombreuses œuvres animées par des missionnaires de chez nous.

Au fil des années, nos missionnaires de Magog se faisant moins nombreux, plus âgés ou malades, sont revenus au pays; nous avons donc élargi nos perspectives et donné largement à d’autres œuvres tout aussi valables et à des missionnaires qui font appel à nous ou qui nous sont recommandés fortement. Nous avons aussi fait instruire plusieurs séminaristes de pays en voie de développement.

Également, lors de catastrophes naturelles, nous avons répondu généreusement, par exemple lors de tremblements de terre, inondations, tsunamis, etc. Ces différentes contributions sont aussi l’occasion d’une correspondance très intéressante qui nous tient au fait des différents besoins dans le monde et nourrit notre intérêt dans des domaines divers, nous incitant à travailler sans relâche dans un intense esprit missionnaire.


Depuis quelques années, notre comité missionnaire paroissial est devenu le Comité Missionnaire de Magog qui regroupe des membres de différentes paroisses de la ville.

Avoir 100 ans

Avoir 100 ans

27 avril 2012

 

Cette année, deux de nos soeurs célèbrent leur centième anniversaire de naissance. Elles sont une source d'informations sur notre histoire tant religieuse que sociale.

Toutes les deux ont fait carrière dans l'enseignement mais là s'arrête la similitude. Certes, nous vivons en communauté de foi et de partage; cependant, chaque personnalité a su s'affirmer et prendre une place unique.

 

Soeur Jeanne Morissette se souvient d'avoir trouvé difficiles ses années de formation à la vie religieuse, elle n'avait que 16 ans à l'époque. À 18 ans, elle commençait à enseigner à Martinville. Là encore, il lui a fallu s'adapter à vivre à la campagne, comme elle dit. Pour une jeune fille de Thetford Mines, ce village semblait bien petit. Très tôt, Soeur Jeanne devint professeur d'anglais à Magog. Elle avait d'abord étudié l'anglais au couvent des F.C.S.C.J. de Newport, Vermont, USA et poursuivi ensuite des cours durant les vacances d'été en vue d'obtenir un diplôme de langue seconde. C'est comme professeur d'anglais, dévouée et infatigable, quand il s'agissait de faire apprendre le vocabulaire ou les règles de grammaire que Soeur Jeanne se fit connaître à Magog où elle enseigna durant 40 ans. Bien qu'elle ne se soit jamais considérée comme un grand professeur, sa détermination et sa générosité au travail étaient reconnues par des élèves qui appréciaient sa ténacité. Voilà tracé en peu de mots un parcours de femme généreuse. Aujourd'hui, on exige des professeurs une aisance langagière, ce n'était pas le cas en 1937. Un perfectionnement constant et une ardeur peu commune ont permis à Soeur Jeanne, à l'époque, de répondre aux exigences requises; en cela, elle mérite notre appréciation pour son travail.

 

 

L'enseignante
La centenaire

Sœur Cécile Fortier, notre 2e centenaire, entra en communauté à 18 ans. À 20 ans, elle alla enseigner à Barraute en Abitibi. Sœur Cécile se souvient combien son groupe communautaire était ajusté à cette vie rude des premiers colons du Nord. Elle trouve même que cela allait trop loin et en éprouve un certain malaise en revenant dans l’Est où la manière de vivre est différente, plus raffinée à son goût. Quant à l’enseignement, il lui fait peur, saura-t-elle bien remplir sa profession ? Heureusement, elle voit son autorité reconnue par le représentant de la fonction publique. C’est un bon départ qui lui permettra de travailler ferme avec les élèves qui lui seront confiés pour que ces derniers bénéficient de la même formation que les étudiants des Cantons de l’Est. La fierté et l’application la caractérisent. Tout ce qui mérite d’être fait, mérite d’être bien fait, peut-elle écrire au tableau noir où se trouvait toujours la pensée du jour, le bon mot qui dynamisait et invitait à l’excellence où que l’on soit. En communauté, la vie est facilitée par la prière d’Église : l’Office divin récité en groupe et l’Eucharistie accueillie comme le tremplin de la journée. Voilà ce qui a permis à Sœur Cécile d’assumer ses tâches journalières. Aujourd’hui, toute sa vie est rythmée par la prière, tantôt commune, tantôt individuelle, c’est là une richesse qui donne sens à ses cent ans.

Note : S. Cécile était en contact très étroit avec sa famille qui lui a fait une belle fête. On peut en voir des échos (diaporama et vidéos de la fête) en cliquant ici.

 

L'enseignante

L'enseignante
La centenaire

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MAISON PROVINCIALE

575, rue Allen

Sherbrooke

Québec, Canada

J1G 1Z1

Téléphone : (819) 569-9617

Site web : fcscj.net

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