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Nourrir la vie

Revisitons notre héritage 15 décembre 2019

 

Il est bon, pour nous, FCSCJ et associés, de revisiter notre héritage en nous rappelant qu’il y a 196 ans, Jean-Maurice Catroux, un jeune curé épris de compassion pour ses ouailles, spécialement les enfants et les vieillards laissés à eux-mêmes, cherchait par tous les moyens à leur venir en aide. N’en trouvant pas, il interpella une paroissienne, Rose Giet, qui répondit à sa demande et ensemble, ils fondent la Congrégation. Le « oui » de Rose Giet prononcé le 18 décembre 1823 a permis la naissance de la « Bonne Œuvre ».

Au fil du temps, la Congrégation prit de l’expansion : jusqu’au Canada, à Magog d’abord en 1907, puis à Sherbrooke et ses alentours en 1911 pour ensuite se déployer en Abitibi à compter de 1925. Nous nous préparons à tourner une page de notre histoire à Sherbrooke en juillet 2020 sur ce lieu, la Maison Centrale, que nous habitons depuis 108 ans. Oui, une autre page s’ouvrira pour nous les FCSCJ canadiennes. Le deuil que nous nous préparons à faire n’est pas marqué seulement de la tristesse de nous départir de la maison de nos origines à Sherbrooke, ce deuil comporte aussi sa part de promesse en nous transplantant dans un nouveau milieu de vie.

Je tiens à souligner que là où la résidence « Terrasses Bowen » est implantée, par le Groupe Lokia, s’est épanoui durant de nombreuses années notre magnifique jardin, point de référence de plusieurs sherbrookois. Nous aurons donc les pieds sur un sol fertile et bien cultivé : se pourrait-il que ce soit un présage d’une récolte nouvelle ?

                                                                                                         

Françoise Drouin, f.c.s.c.j

 

La célébration festive en notre chapelle pour l’occasion

Mot sur la chapelle

Tout événement célébré dans cette chapelle, lumineuse et chaleureuse, revêt un caractère particulier de solennité et de communion.

Notre chapelle est un lieu de mémoire.

Notre chapelle est un témoin des grandes étapes de notre vie de province comme du quotidien de nos vies.

Elle est pour la plupart d’entre nous, Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus du Québec, le lieu sacré de notre engagement dans la Congrégation pour le service de sa mission, à la suite de Rose Giet.

Notre chapelle est un lieu inspirant.

Les nombreux symboles qui expriment nos origines françaises et nos racines spirituelles traduisent l’identité de notre famille religieuse.

Nos fondateurs Rose Giet et Jean-Maurice Catroux sont bien présents dans cette chapelle où le Cœur ouvert de Jésus appelle aujourd’hui comme hier, à faire découvrir son Amour gratuit et universel.

Jubilé d’Or de S. Rita St-Germain 1969 - 2019 - 11 mai 2019

Le 11 mai dernier les Filles de la Charité de la province canadienne ont eu la joie de célébrer le 50e anniversaire de profession de S. Rita St-Germain. Avec plaisir, nous rappelons ici certains moments de cette fête.

Rita St-Germain f.c.s.c.j.

 

Pour symboliser ses nombreuses années de service joyeux à la congrégation,       

S. Rita a choisi le thème de :


«Porteuse de pain».


Nous citons quelques extraits du texte adressé à S. Rita par  S. Françoise Drouin, supérieure provinciale: 

Rita, il y a cinquante ans, en te mettant au service du Christ, tu t’engageais dans une mission qui mène vers les autres. Cette mission, tu l’as identifiée comme être « Porteuse de pain »
Rita, Porteuse de pain ! Comme une mère de famille qui a à cœur d’offrir ce qu’il y a de meilleur aux siens, tu as su, par tes talents de cuisinière, donner aux autres un soutien revigorant. 
Rita, Porteuse de pain !  Comme les femmes qui suivaient Jésus, tu t’es rendue disponible pour répondre de tout cœur aux divers besoins que tu percevais. 
Rita, Porteuse de pain !  Comme une missionnaire de la Parole, tu portes la Bonne Nouvelle au quotidien par ta présence chaleureuse et ton engagement généreux.
Rita, Porteuse de pain !  Comme héritière de l’Amour, tu apportes tendresse et réconfort à tes sœurs aînées afin d’ensoleiller leurs journées par tes petits gestes gratuits.
Reçois la palme d’or pour la femme de service que tu es !

Chère Rita, au nom des sœurs de la province, je te félicite pour ces cinquante années d’engagement à la suite du Christ et je te remercie pour le don gratuit de ta vie offerte au sein de la Congrégation des Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus. Aujourd’hui, comme le pain, laisse-toi transformer par le levain de l’Esprit.

Nous t’offrons nos vœux les plus chaleureux !

 

Michel-André Chénard,

          célébrant.

Quelques mots tirés de l’homélie

S. Rita a servi un Pain inspiré d’une recette de Jésus :

Un pain à 8 grains…. Nourrissant sa vie et son action :

Celui de l’Amour de Dieu offert à l’Eucharistie

Celui de la Liberté qu’on assume au quotidien

Celui de la Fraternité partagée en communauté

Celui de la Joie, fruit de l’Esprit

Celui de la Prière quotidienne

Celui de la Rencontre avec l’étranger

Celui de l’Offrande de sa vie

Celui de l’Action de grâces

 

S. Rita offre le pain

de sa confection

 

Après la célébration eucharistique, la communauté et tous les invité(e)s étaient accueillis à la cafétéria pour un repas festif.  Chaque table, ornée de son «petit main» donnait à tous  la joie d’en  déguster la saveur.

La table d’honneur, portait son symbole particulier :

Les mains encadrent un 50

et portent le pain.

 

 

Parmi les nombreux invités à la fête, S. Rita se réjouissait particulièrement de la présence de quelques personnes plus proches de son vécu dont :

       Madeleine Fecteau,

    fidèle compagne fcscj

  

et son frère André, s.c.

 

 

S’ajoutait au caractère festif de cette journée la présence de :

Françoise Drouin, sup. prov.

Suzanne Bélanger, resp. zone

 

 

   

Félicitations S. Rita

pour ces 50 ans de don

et de partage dans l’amour

 

Petit mot de S. Virginie Soanasy à la communauté de la maison provinciale avant son retour à Madagascar. - Juin 2019

Chères sœurs,

 

Après deux ans de ressourcement dans votre province canadienne,  je suis heureuse de vous partager mon vécu. Ces deux années furent  très riches. Je suis arrivée avec une quête et une soif de quelque chose de  plus profond en moi. Les cours, les accompagnements et la retraite de 30 jours répondaient à ce désir. Cette retraite a bouclé le parcours  et m’a aidée à nommer cette soif. Les cheminements ne sont pas terminés, c’est une route à suivre. Cela  est une grâce et un grand cadeau pour moi.  Rencontrer des religieux, des religieuses, et des laïcs de différentes cultures dans les deux centres de formation où j’ai vécu,  m’a donné une grande ouverture et nos partages étaient riches. Cela grâce à vous. Vous avez été pour moi, des sœurs, mères, amies…

 

J'ai goûté la bonté et la beauté du Seigneur en toutes ces personnes et  en chacune de vous ici à la maison provinciale, mais aussi avec les sœurs des autres communautés, avec les sœurs en vacances à l’Ermitage. J’ai grandi humainement aussi.

Les beautés de la nature, avec  toutes ses couleurs d’été et d’automne, (feuilles vertes, jaunes, rouges..., les fleurs sauvage partout, la blancheur de l’hiver et les différentes formes de cristaux  et dessins sur les arbres… C’est magnifique, merveilleux, c’était tout  nouveau pour moi. N’est-ce pas chacune de vous qui embellissez votre entourage ?  

 

Vous êtes très attentives, disponibles, vous voyez clair et vous vous rendez proches dans les besoins de chacune. C’est une capacité d’aider de différentes manières, c’est un témoignage de vie et de Foi.  Très souvent je m’émerveille et fais ma prière d'action de grâce ou de louange. À travers cela je vois aussi les personnes qui m’ont aidée à cheminer, ce sont les belles couleurs que le Seigneur a mis sur ma route, directement  ou indirectement, car  vivre avec vous ce fut  un ressourcement pour moi aussi. C'est beau et bon ! Dieu est vraiment Amour et Présence. N’est-ce pas justement notre projet commun d’évangélisation que vous vivez !

 

Pensionnaire dans une autre congrégation (Les Sœurs de La Congrégation de Notre Dame) fut  une belle expérience. J’étais toujours émerveillée par leur manière d’accueil, leur simplicité, la bienveillance envers chaque personne, par la préparation et la qualité de leur liturgie. L’unité d’entre elle est très forte et ça m’a marquée. Comme ici, j’étais très à l’aise dans leur communauté.

 

Le Seigneur m’a fait vivre et goûter aussi ses richesses et sa beauté de l’Église catholique à travers tout cela. J’ai réalisé que ma famille est grande, et le NOTRE PÈRE  que je dis souvent dans une journée revêt encore  plus de sens en moi maintenant.

 

Ce que j’ai trouvé difficile ? C’est  de m’habiller et me déshabiller plusieurs fois dans une journée pendant l’hiver. J’ai appris que dans ma vie c’est pareil.  Je suis appelée à vêtir l’amour et la bonté, et à me dépouiller de l’amour propre, de mon orgueil, plusieurs fois dans une journée.

 

virginie a reçu un tablier symbole de service à la mission

 

Aujourd'hui, je pars plus en paix, prête  et heureuse pour la mission que ma province me confie, dans les services communautaires, en étant  plus présente à la communauté.

En quittant le centre Intercommunautaire Quatre-Saisons,  notre groupe m’a donné
une carte très significative : «une petite barque au milieu de l’océan». À chaque étape importante de ma vie, je reçois toujours la même carte. Je m’embarque avec Lui, j’avance avec lui, là où Il me conduira. J’ai besoin d’une foi plus enracinée, et confiante en Lui. De m’abandonner plus, c’est une grâce que je recommande à votre prière. Et vous êtes, vous serez  toujours présentes en moi. 

et le gâteau

 

Bien sincèrement,

 

Virginie

ESDAC, un outil de communication efficace - 25 décembre 2018

 

ESDAC, un outil de communication efficace
La méthode utilisée tout au long des assises du chapitre provincial 2018 se nomme ESDAC (Exercices Spirituels de Discernement Apostolique et Communautaire). Voir www.esdac.net

Cette démarche s’appuie sur les exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola et l’intuition de base est de croire que l’Esprit Saint est à l’œuvre en tous et en toutes situations.

Un travail personnel en vue de chaque rencontre en groupe est demandé à chacun.

une prière personnelle d’une durée d’une heure
Une conversation au sein du groupe qui se déroule ainsi :
. fruits de la prière communiqués aux autres 
. expressions pop corn (spontanées) pour découvrir ce qui émerge dans le groupe 
. apport de l’assemblée
Dans le déroulement des rencontres, trois attitudes sont recommandées : -

Donner la parole à tous
Garder son cœur ouvert : écoute active du coeur
S’exprimer en une parole vraie, authentique, ajustée au contexte.
Une autre démarche de la méthode ESDAC est de trouver un nom de grâce (de chacun et du groupe).

S. Marthe Théroux, fcscj

Noël et le 195e anniversaire de Fondation de la Congrégation des FCSCJ - 25 décembre 2018

Noël et le 195e anniversaire de Fondation

de la Congrégation des FCSCJ

Exceptionnellement, en ce 25 décembre 2018, une rencontre réunit toutes les FCSCJ de la province canadienne. Un événement spécial, le 195e anniversaire de fondation de la congrégation est à l’origine de ce rassemblement. Les sœurs de la Maison Centrale, sous la direction de sœur Monique Pouliot, ont mis tout leur cœur et leurs talents pour faire de cette « rencontre de famille » un souvenir qui restera longtemps dans la mémoire et dans le cœur de celles qui sont venues célébrer ensemble.

 

   

Le tout débute par une messe solennelle, dans notre belle chapelle. La pensée du départ prochain de la communauté du 605 Bowen Sud n’est pas sans habiter les pensées et le cœur des participantes. L’organiste des fêtes de la communauté, Maryse Simard, associée, est venue apporter sa touche spéciale; sœur Hélène Pinard a dirigé la chorale. Des fleurs (des roses rouges et des marguerites blanches : symboles de la congrégation) enjolivent la chapelle, égaient les yeux et le cœur. La belle crèche, devant l’autel, resitue l’événement : c’est aussi Noël aujourd’hui, un beau jour pour se rassembler.

Tout au cours de la célébration, des gestes sont posés et des objets chers aux FCSCJ sont apportés dans le chœur. Une procession d’offrandes signifiantes se déroule : le cadre illustrant la profession de Rose Giet est installé dans le chœur. La Règle de Vie des FCSCJ est apportée, par une ancienne, sœur Blanche Favreau, et déposée près de l’autel. Un Notre Père (texte de sœur Colette Lussier) est récité, pendant lequel les sœurs se donnent la main d’un côté à l’autre de l’allée centrale.

Le texte du Credo (lu par sœur Andrée Bergeron) est également une nouveauté. La célébration se termine par la récitation d’une prière à Marie spécialement composée et lue par sœur Pauline Lamirande, pour la messe du jour : texte riche de sens qui confie la congrégation à Marie et rappelle notre passé. Le chant thème : « Tenons en éveil la mémoire du Seigneur, gardons au cœur le souvenir de ses merveilles » revient plusieurs fois durant la messe, comme un cri du cœur, un cri venant de nos origines.

Après l’Eucharistie, un dîner du temps des Fêtes attend les sœurs à la cafétéria. Les tables sont bellement décorées par l’équipe des agapes. Les mets variés et bien présentés aiguisent l’appétit : les cuisinières ont donné, encore une fois, une preuve de leur talent et de leur savoir-faire. La joie est bien présente et très palpable : Maryse Simard et sœur Hélène Pinard contribuent à cette joie en accompagnant et en animant les chants, tout au cours du repas.


S. Hélène Pinard et Maryse Simard

Le repas est entrecoupé d’une présentation intitulée : « Revisiter notre passé – Noël 2018 ». Sœurs Marthe Théroux et Rollande Roy animent cette présentation. Voici le plan de ces textes qui rappellent les grands moments de fondation de la Congrégation (1823, 1905, 1911) : textes préparés par sœur Marthe Théroux :

- 1823 : Genèse du projet de fondation de la congrégation des FCSCJ. Raisons qui poussent des FCSCJ à venir en Amérique

- 1905 : Biographie de sœur Aline-de-St-Laurent, fondatrice en Amérique

- 1911 : La vie au 605 Bowen Sud en 1911


S. Rollande Roy et S. Marthe Théroux

Autre fait divers de la vie au 605 Bowen Sud, trois sœurs portant le costume d’époque des postulantes ont apporté une note de gaieté et amusé l’auditoire. Après la lecture de ces textes, la parole a été donnée aux sœurs de l’assemblée qui ont bien voulu rappeler des faits personnels, vécus au 605 Bowen Sud. - L’une a raconté son entrée en communauté en septembre 1945 - Une autre a parlé des retraites annuelles à la maison Centrale. - Une troisième a rappelé un événement exceptionnel, le Congrès de 1984 - Une autre a rappelé son engagement dans le service des Fêtes communautaires et la naissance du comité des Agapes. - D’autres ont rappelé comment la Maison Centrale a été le lieu privilégié de ralliement des Associés aux FCSCJ.

   

 

Quelques intervenantes

 

   
          
S. Suzelle Roberge   S. Colette Lussier   S. Lucille Lepitre
         
S. Monique Audet 

 

  S. Candide Boivin 

 

  S. Yolande Allard 

 

Enfin, Soeur Marthe Théroux a résumé l’extension qu’a prise le Campus au cours des années et le déplacement de notre cimetière, premier jalon d’un déménagement qui se prépare. Puis, c’est sœur Françoise Drouin, supérieure provinciale, qui met une conclusion à cette rencontre exceptionnelle en encourageant les sœurs à vivre sereinement le déménagement qui s’annonce, à le vivre comme un cheminement …

Marthe Théroux, FCSCJ

Outres neuves 25 novembre 2018

En complément à la conférence du 25 août 2018, le Père Gilles Mongeau aborde le deuxième volet de la parole évangélique "À vin nouveau, outres neuves."

Le vin nouveau, c’est Jésus lui-même, ressuscité. Par notre baptême, nous vivons en Lui. Dans chaque Eucharistie, nous le recevons. Ce vin nouveau il est déjà en nous ; il est déjà à l’œuvre. Notre itinéraire est celui d’une Plénitude reçue au cœur de nous-même vers cette même Plénitude exprimée dans toutes les dimensions de nos vies, individuelles et communautaires.

Les outres neuves correspondent au vin nouveau. Les outres neuves dont nous avons besoin seront construites des éléments de notre vie, telle qu’elle est, mais tranformés et remis en ordre, réorganisés, par l’amour, la vie!

Voici un compte-rendu substantiel des deux conférences du P. Mongeau :

Première conférence : Vieilles outres, vie nouvelle

À cause de la Pâque déjà à l’œuvre en nous, don de la vie même de l’amour de Dieu en nous. Il nous faut laisser cette plénitude s’exprimer vers l’extérieur. Quels changements concrets devons-nous opérer en nous au plan des émotions, dans notre façon de penser?

Ces changements sont de nature à colorer différemment notre vie de prière, à nous faire grandir dans la foi, à mieux comprendre notre relation avec Jésus et à entrer dans une communion plus profonde avec Lui. Cette intimité nous amène à avoir des attitudes nouvelles, dans notre vie personnelle, familiale, sociale, à vouloir exprimer notre liberté intérieure . Appel à entrer, comme le Fils de Dieu, dans une situation de pauvreté, une réalité de croissance. "

Cela appelle au don de soi complet. Employer les moyens, les outils de notre temps . Jésus nous donne de garder cette double fidélité dans l’amour : au Père et au prochain. Vérifier si notre amour, au jour le jour, est centré sur l’Amour de Dieu et du prochain. La pratique des vœux, à laquelle nous voulons être fidèles, s’appuie de plus en plus sur des attitudes de liberté intérieure (pauvreté, chasteté, obéissance pour le Royaume) et de liberté dans nos relations avec les autres. Nous essayons de nous libérer de plus en plus de notre ego pour entrer dans cette liberté que nous offre Jésus.

Deuxième conférence : Comment obtenir la liberté intérieure?

Il est important de cultiver les valeurs, les attitudes qui font grandir en nous la liberté intérieure. Jésus nous donne un programme qui nous aide à conquérir cette liberté intérieure : les vertus exprimées dans les Béatitudes (Mathieu 5, 1-12).

Ces dernières se présentent comme un chemin que Jésus ouvre devant nous. Comme une toile d’araignée, elles s’ouvrent les unes sur les autres. Tout y est lié de sorte qu’on y entre où on veut, comme on veut. On peut se demander : laquelle je préfère? Laquelle m’attire le plus? Laquelle me demande le plus d’énergie? Laquelle demande le plus d’aide du Seigneur? Nous en parlerons donc comme d’un programme de vie pour aujourd’hui, une façon d’accéder à la liberté intérieure, notre façon de devenir des outres neuves.

Heureux les pauvres de cœur : Dépendre de Dieu seulement

Les pauvres de cœur se sont ceux qui n’ont que Dieu comme défenseur. Jésus nous rappelle qu’il est important de bien reconnaître notre fragilité et notre vulnérabilité, notre besoin fondamental de Dieu, en tout. Accepter, reconnaître, célébrer ce besoin radical de Dieu. N’y a-t-il pas toujours eu, en nous-mêmes, « un goût de Dieu »? Se reconnaître pauvre de cœur, c’est se centrer librement sur son besoin urgent de Dieu.

Heureux ceux qui pleurent : Être sensibles aux besoins du prochain

Ceux qui se laissent toucher par le malheur et la tristesse du monde, qui n’ont pas peur de subir l’épreuve que cela amène, qui ne laissent pas leur cœur se durcir devant la souffrance de l’autre (ex. : pas nécessairement donner de l’argent à un pauvre qui tend la main, mais parler à quelqu’un chaque jour, ex.. : à une personne sur le trottoir). Pleurer le sort du monde, c’est nécessaire, mais ça ne suffit pas. Rester sensible aux besoins du prochain, voilà le moyen de grandir dans la liberté intérieure.

Heureux les doux : De la douceur, pas de la passivité

La douceur est une manière d’être présent à l’autre, d’être patient dans toutes ses relations. Ne pas laisser l’autre, qui m’attaque, mettre ses griffes dans mon ego. Il est important de comprendre que la colère de l’autre n’a rien à voir avec moi (c’est la personne qui est frustrée). Ne pas laisser la colère de l’autre habiter en moi. Réagir avec douceur, aux attaques des autres, c’est, en face de la violence, aimer librement.

Heureux ceux qui ont faim et soif de justice : Zèle pour une relation juste avec Dieu, le prochain et la création

Arrive une mauvaise nouvelle, ma première réaction en est une de colère, de violence. La colère émerge, pour se défendre, dans une situation de danger. Ma colère me donne un signe de ma soif de justice. Jésus veut qu’on ait, non une colère, mais un zèle pour la justice. La colère me trompe, elle est trop près du « je veux ». Le zèle pour la justice est un projet, un désir profond pour une cause. C’est savoir s’oublier, s’abandonner à une tâche, au don de soi qui promeut notre liberté intérieure.

Heureux les miséricordieux : Porter dans ses entrailles la misère du monde

S’attendrir, porter dans son cœur la misère du monde, s’identifier à la souffrance de l’autre. Porter dans ses entrailles la misère de l’autre. Vouloir, avec une certaine tendresse, avec compassion, alléger, guérir la souffrance de l’autre. Chemin infaillible qui nous faitgrandir dans notre liberté intérieure.

Heureux les cœurs purs : Pas une perfection morale

Est pur, celui qui est transparent devant Dieu, qui n’a pas peur d’être ouvert devant Dieu. Il est facile de se cacher derrière un masque (professionnel, personnel…). Arriver à être libre, à être soi-même devant Dieu et les autres.

Heureux les artisans de paix : Pas des gardiens de la paix

On vit dans un monde où on honore les gardiens de la paix (ce qui crée souvent des situations de violence : le plus fort l’emporte). Ne pas essayer de régler les conflits par les armes, par la violence. Employer, plus tôt, les armes de la paix : être miséricordieux, accueillant, authentique, vrai. Alors, les gens sont dérangés par ces attitudes et ils changent, sans qu’il soit besoin d’user de violence, de confrontation. Béatitude qui offre une occasion d’être fidèle à notre liberté intérieure.

Heureux les persécutés pour la justice : À cause de Jésus

Essayer de vivre les petites persécutions au jour le jour, prendre les attitudes de Jésus. Entrer en communion avec Lui, le plus souvent possible. Savoir découvrir, dans nos relations, dans les conflits, ce qui relève de nous (personnalité, entêtement, orgueil, etc.) et ce qui est vraiment le résultat de notre engagement à la suite de Jésus (abandon à sa volonté, don de soi, service de l’autre). Demeurer ancrés sur les valeurs de liberté de Dieu.

CONCLUSION

Notre fidélité à cultiver les valeurs, les attitudes qui font grandir en nous la liberté intérieure fera de nous des Bienheureuses selon la vision de Jésus.

Marthe Théroux, fcscj

À vin nouveau, outres neuves - 25 août 2018

À vin nouveauoutres neuves

En lien avec la préparation au Chapitre provincial 2018, une rencontre communautaire, rassemblant FCSCJ et Associés, a lieu le samedi 25 août 2018. Le thème choisi est illustré par un visuel, préparé dans le chœur de la chapelle. On y voit, devant l’autel, une outre et une rivière de vin avec l’inscription : À vin nouveau, outres neuves,

Le Père Gilles Mongeau, s.j., qui accompagnera les capitulantes lors du Chapitre provincial, en décembre prochain, est le prédicateur de la présente rencontre. Le texte de Matthieu (Vin nouveau), 26, 26-30, est remis aux participant(e)s  et le P. Mongeau le commente.  Nous relevons, ici, quelques phrases significatives :

« Les changements de structures ne suffisent pas : il faut un changement de l’intérieur».

«  Le vin nouveau, il est déjà à l’œuvre en nous.  On le conjugue au passé simple et au présent; un changement de l’intérieur vers l’extérieur».

« Les outres neuves dont nous avons besoin, elles vont être construites des éléments de notre vie présente déjà à l’œuvre en nous. »

Une célébration eucharistique suit l’exposé du P. Mongeau. De l’homélie, basée sur le texte de Marc (À vin nouveau outres neuves), 2,18-22, nous retenons :

« Nous ne sommes pas en situation de manque (le jeûne est inapproprié); il nous faut donc célébrer. La disposition première qui nous permet de vivre dans la disposition de l’intérieur vers l’extérieur, nous mène à l’action de grâce. […]  Nous correspondrons donc à ce mouvement de l’Esprit Saint, déjà en nous, et qui nous aide à apporter, dans le monde, les vraies transformations qui ressemblent toujours à la vie de Jésus. »

 

La rencontre se termine par l’envoi en Mission, qui prend ici tout son sens.

Filles de la Charité et associés se sentent solidaires;  elles sont, ensemble, en marche vers le Chapitre provincial de 2018.

 

Marthe Théroux, FCSCJ   

 

 

Centenaire de sœur Agathe Prévost – 4 juillet 2018

 

 

Le 4 juillet 2018, la communauté de la Maison Centrale est en fête, et pour cause : sœur Agathe Prévost célèbre son 100e anniversaire de naissance. La chapelle a revêtu des airs de fête. Des invités s’ajoutent à l’assemblée habituelle. Des membres de la famille de sœur Agathe sont venus partager la joie de la fête.

Dès le début de la célébration, sœur Jacqueline Labranche, animatrice à l’infirmerie, adresse quelques mots à sœur Agathe sur le thème des saisons: « Sœur Agathe, tu as traversé cent fois les quatre saisons de la vie qui t’ont appris un trésor de sagesse et de spiritualité. […] Toutes ces saisons ont façonné ta vie personnelle et elles t’ont amenée à être la petite fille qui a grandi, qui a choisi de s’engager dans la vie religieuse et qui a travaillé auprès des malades durant de nombreuses années. Jetant un regard, ce matin, sur ce long chemin parcouru,

 
nous rendons grâce à Dieu pour tant de merveilles. Nous rendons grâce pour tes parents qui t’ont donné la vie, pour tes frères et sœurs avec lesquels tu as grandi, et pour la Mission que tu as accomplie chez les Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus. Heureux cent ans! »

C’est le nouvel aumônier de l’infirmerie, l’abbé Gilles Gingras, qui célèbre l’eucharistie. Il mêle sa voix chaleureuse à la chorale qui offre pour la circonstance des chants bien choisis. Après la célébration, la communauté et ses invités se retrouvent au réfectoire pour un repas festif.

La joie rayonne, les chants de vœux fusent à tout moment et l’héroïne de la fête reçoit des fleurs, des cartes de vœux et de multiples cadeaux. C’est le visage rayonnant qu’elle remercie le Seigneur, les FCSCJ et sa famille. Oui, cent ans, c’est plus qu’un exploit!

Marthe Théroux, FCSCJ

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