La Communion spirituelle

La Communion fait partie de la célébration eucharistique qu'un prêtre préside. Les religieuses sont assidues à cette cérémonie porteuse de bienfaits spirituels. Mais s'il n'y a pas de prêtre disponible, doit-on en être privée? y a-t-il un substitut? L'abbé Bernard Bousquet, aumônier à la Maison centrale, nous propose une alternative.

Communier spirituellement, c'est s'unir à Jésus-Christ dans l'eucharistie, non pas en le recevant sacramentellement, mais par un désir procédant d'une foi animée par la charité. On peut se nourrir spirituellement du Christ en s'unissant à lui en tant qu'il est présent sous les espèces, c'est-à-dire par la foi au Christ jointe au désir de recevoir le sacrement où il est présent. (Ce n'est pas fait pour les anges.)

Trois actes constituent la communion spirituelle:

L'acte de foi à la présence réelle de Jésus-Christ au sacrement de l'autel.
  L'acte du désir, dont une forme très recommandable consiste à s'imaginer que l'on s'approche de la sainte table et que l'on reçoit l'hostie de la main du prêtre.
  L'acte d'action de grâces, le même que si l'on avait réellement communié.

On peut communier spirituellement à tout moment de la journée.

Une communion spirituelle, faite avec grande ferveur, pourra produire plus de fruits qu'une communion sacramentelle faite avec tiédeur et routine.

Bernard Bousquet, prêtre aumônier

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