Des ténèbres à la lumière

 

Le 7 janvier 2015, à Paris, il y eut un attentat brutal au journal satirique Charlie Hebdo : deux terroristes armés de kalachnikovs sont entrés dans les bureaux, ont tué sur le coup le chargé d’accueil et quatre caricaturistes ainsi qu’un économiste de l’équipe. Comme si ce n’était pas suffisant, quelques heures plus tard, un autre terroriste entra en contact avec une chaîne d’information continue : il détenait maintenant une quinzaine d’otages; il en abattrait quatre. C’était Paris noir.

 


UNe foule évaluée à 1,500 000 le 7 janvier 2015 devant les bureaux de Charlie HEBDO.

 

Mais la lumière est venue aussi subite que la terreur. Liberté, égalité, fraternité, telle est la devise de la France et son président, François Hollande, dans sa première communication, le 8 janvier 2015, rappellera l’importance des valeurs françaises que sont la liberté, la sécurité et l’unité. " Notre meilleure arme, c’est notre unité", dira-t-il.

 

Notre meilleure arme, c’est notre unité.
François Hollande

 

Une grande lumière s’est levée sur tout Paris dès le 11 janvier. Un peuple citoyens unis, de tous horizons, venant de la France entière, près de 4 millions, devancés par des chefs d’État tout aussi unis pour défendre l’État de droit. Une solidarité qui laissait voir qu’on saura vivre la différence. Maliens, Juifs, Palestiniens, Allemands, tous étaient unis dans le village global de la démocratie. Des rassemblements semblables ont eu lieu dans plusiers autres pays pour clamer haut et fort le droit à la liberté de parole.

 


Les chefs d'État marchent ensemble dans Paris au nom de la liberté d'expression.

 

Cet élan du cœur, ces rencontres qui unissaient des gens de toute allégeance laissent présager qu’il peut y avoir une ouverture à la différence au sein d’une même société et c’est là une autre arme puissante. Je ne dis pas tolérance mais bien ouverture.

 

Il peut y avoir une ouverture à la différence et c’est là une autre arme puissante. Non pas tolérance mais bien ouverture.

 

À ce niveau, tout le monde est concerné, ça commence dans son milieu par un geste amical puis, tel le galet lancé dans la rivière, les cercles concentriques se développent, la peur de l’autre que l’on apprend à connaître s’estompe petit à petit, de part et d’autre. Il faut y croire très fort et s’y exercer patiemment pour changer la donne mais quelle arme puissante !

 

Lucille Lepitre, fcscj

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